En bref
- Le padel alterne échanges et récupération. La distance parcourue, la réponse cardiaque et les tests musculaires décrivent des dimensions différentes de l’effort.
- Les publications de 2026 complètent les observations sur la charge au fil des sets et sur les capacités musculaires. Leurs résultats restent propres aux joueurs et aux protocoles étudiés.
- Les essais d’entraînement apportent des indications sur certains tests de performance. Ils ne permettent pas de déduire une méthode universelle pour gagner davantage de matchs.
Dans ce guide
Comprendre l’effort au padel
Un joueur peut parcourir une distance relativement faible pendant un match et devoir répéter des déplacements courts, des freinages et des changements de direction. Il peut aussi conserver sa hauteur de saut alors qu’une autre capacité musculaire diminue. Comprendre ces résultats demande de préciser ce qui est mesuré et à quel moment.
Les revues consacrées au padel décrivent une pratique intermittente et des demandes qui varient avec le contexte de jeu. La distinction entre actions réalisées, réponse de l’organisme et capacités testées aide à lire les études sans transformer leurs moyennes en profil universel du joueur. Mellado-Arbelo et Baiget, 2022, Guijarro-Herencia et al., 2023
Les mesures décrivent des dimensions différentes
La charge externe décrit le travail accompli : déplacements, accélérations ou frappes. La charge interne décrit la réponse du joueur, par exemple sa fréquence cardiaque ou son effort perçu. Un test de saut ou de force évalue une capacité dans une tâche déterminée. Ces distinctions prolongent des cadres établis en sciences du sport. Bourdon et al., 2017, Enoka et Duchateau, 2016
Le temps de match et le temps de balle en jeu ne sont pas interchangeables. Les analyses vidéo distinguent les échanges des périodes qui les séparent. Une distance par heure de match inclut donc une autre exposition qu’une mesure limitée aux échanges. Ungureanu et al., 2022
Distance, cœur et tests musculaires
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| Mesure | Question à laquelle elle répond | Précision nécessaire |
|---|---|---|
| Distance et accélérations | Quels déplacements ont été réalisés ? | Durée observée, pauses incluses ou exclues, seuil de détection. |
| Fréquence cardiaque | Quelle réponse cardiovasculaire accompagne le jeu ? | Référence utilisée pour le maximum et fenêtre de mesure. |
| Saut, force ou préhension | Comment évolue la performance à ce test ? | Tâche, moment du test et récupération préalable. |
Les travaux récents complètent des populations distinctes
La date de publication ne correspond pas toujours à celle des matchs observés. Les deux cohortes professionnelles de Miralles ci-dessous portent sur le circuit 2021–2022. Les effectifs ne sont pas additionnés : des observations répétées et des recoupements entre publications sont possibles.
Ces publications sont détaillées dans les sections suivantes. Une étude récente peut enrichir une synthèse sans avoir, à elle seule, la portée d’une conclusion générale.
Les populations et les protocoles comparés
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| Publication | Population et contexte | Question étudiée |
|---|---|---|
| Ascondo, janvier 2026 | 52 hommes amateurs, 13 matchs ; 28 joueurs au troisième set. | Réponse physiologique et tests au fil des sets. |
| Jamotte, octobre 2026 | 16 joueurs régionaux, dont 2 femmes ; 13 données valides pour les contractions volontaires. | Force et sauts après trois blocs de 45 minutes. |
| Marcos-Rivero, août 2026 | 12 amateurs de haut niveau, 45 enregistrements. | Charge externe par set et après normalisation temporelle. |
| Miralles, numéro 2025, en ligne en 2024 | 83 professionnels masculins, 23 matchs. | Déplacements et association avec le résultat. |
| Miralles, mai 2026 | 121 professionnelles, 136 observations, 34 matchs. | Déplacements et association avec le résultat. |
| Bustamante-Sánchez, mars 2026 | 34 professionnels masculins, quinze séances. | Charge d’entraînement selon le poste. |
La charge au fil des sets
Une publication du 5 août 2026 analyse 45 enregistrements issus de douze amateurs de haut niveau. Les résultats de Marcos-Rivero et ses collègues apportent une réponse directe à la question du temps : plusieurs différences entre sets disparaissent après normalisation, mais certaines persistent. Le Player Load, indicateur calculé à partir des variations d’accélération, reste notamment différent. Marcos-Rivero et al., 2026
Les auteurs rapportent une différence pour ces deux présentations. La distance relative, elle, ne présente pas de différence statistiquement détectée entre sets. La normalisation ne rend donc pas toutes les dimensions stables. Le protocole décrit l’exclusion des périodes entre sets ; sa terminologie de « temps effectif » ne détaille pas suffisamment le traitement des pauses entre points pour imposer une équivalence avec d’autres travaux. Marcos-Rivero et al., 2026
Déduction : une même distance par minute peut accompagner une organisation différente des mouvements. Réduire la charge à des kilomètres, ou expliquer toute sa variation par la seule durée, fait perdre une partie de l’information.
La hausse du TRIMP, indicateur cardiaque cumulatif, dans l’étude d’Ascondo et la baisse de certaines charges externes dans ce nouveau travail ne s’annulent pas. Il s’agit de populations, de mesures et de fenêtres différentes. Ces observations ne constituent pas un suivi couplé des mêmes joueurs. Ascondo et al., 2026
Charge totale et charge rapportée au temps
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| Player Load dans cette étude | Premier set | Deuxième set |
|---|---|---|
| Total, moyenne ± écart-type | 20,70 ± 7,00 unités arbitraires | 15,21 ± 6,04 unités arbitraires |
| Rapporté au temps retenu par les auteurs | 0,71 ± 0,14 unité/min | 0,65 ± 0,15 unité/min |
La force et le saut peuvent évoluer différemment
Chez Ascondo, les résultats détaillés indiquent des sauts avec contre-mouvement améliorés après le jeu et une baisse de préhension après le premier set. Chez Jamotte, le couple maximal volontaire des extenseurs du genou baisse d’environ 10 %, sans baisse statistiquement détectée des sauts. Pour les contractions volontaires, la figure de cette dernière étude porte sur treize participants avec données valides. Ascondo et al., 2026, Jamotte et al., 2026
Le résumé primaire d’Armstrong rapporte, lui, une baisse des sauts après les trois formats simulés, dont le padel. Son ampleur propre au padel et le délai exact du test n’ont pas été vérifiés dans le texte intégral. Armstrong et al., 2023
Le couple décrit un moment de force autour d’une articulation. La contraction isométrique évalue une production de force sans mouvement articulaire ; le saut avec contre-mouvement est une tâche dynamique coordonnée. La préhension concerne encore une autre fonction.
Les publications d’Ascondo et de Jamotte ne mesurent pas la même chose dans les mêmes conditions. Elles peuvent étayer ensemble la prudence suivante : le résultat d’un saut ne permet pas, à lui seul, d’exclure une altération d’une autre capacité. Cette lecture est cohérente avec le cadre de la fatigue dépendante de la tâche. Enoka et Duchateau, 2016
En revanche, elles ne permettent pas d’attribuer leur différence à la durée du jeu, au niveau, à l’échauffement ou à un mécanisme de compensation particulier. Pour isoler l’un de ces facteurs, il faudrait un protocole qui le fasse varier tout en contrôlant les autres.
La meilleure formulation porte sur la tâche : « baisse détectée de telle capacité dans telles conditions », ou « aucune baisse détectée à tel test ». Dire seulement « fatigue présente » ou « fatigue absente » efface une partie du résultat.
Une amélioration du saut peut susciter des hypothèses, notamment sur l’activation préalable. Elle ne démontre pas à elle seule le mécanisme responsable. De même, l’absence de différence significative n’est pas un test d’équivalence.
La distance moyenne masque la succession des actions
Miralles et ses collègues rapportent une distance médiane de 3,44 kilomètres par joueur et par match, et une distance relative médiane de 2,41 kilomètres par heure de match. Le premier service et le dernier point délimitent l’enregistrement. Les deux médianes sont publiées séparément : on ne reconstruit pas l’une en divisant l’autre par une durée médiane. Miralles et al., 2025
Ces mesures décrivent le déplacement sur une période qui inclut des pauses. Elles ne décrivent pas une vitesse maximale. Le même protocole définit les accélérations comptées par un seuil de 1,12 m/s² : le seuil fait donc partie du sens du résultat. Miralles et al., 2025
Une moyenne calculée sur le match entier ne décrit pas la distribution des actions. Pour étudier les déplacements rapides, elle doit être accompagnée de mesures temporelles et d’événements de mouvement. Elle ne permet pas non plus de calculer directement la dépense énergétique.
Déplacements et résultat des matchs
Dans la cohorte masculine publiée par Miralles et ses collègues en 2025, les gagnants parcourent davantage de distance par heure que les perdants. En revanche, une publication du 20 mai 2026, portant sur 121 professionnelles et 136 observations joueur-match, ne met pas en évidence de différence de distance horaire entre gagnantes et perdantes : médianes 2 148 contre 2 152 m/h, p = 0,730. Les matchs observés datent de 2021–2022. Miralles et al., 2025, Miralles et al., 2026
Le profil féminin décrit également environ 80 % des accélérations sur des déplacements de 1 à 2 mètres : cela donne une échelle concrète aux actions courtes discutées ici. Miralles et al., 2026
Ce contraste ne démontre pas un effet causal du sexe. Il suffit, en revanche, à montrer que l’association d’une cohorte ne fournit pas une règle générale de victoire. Le signal féminin non significatif ne prouve pas non plus une égalité exacte.
La comparaison des postes à l’entraînement
Une étude mise en ligne le 24 mars 2026 suit 34 professionnels masculins du top 60, tous droitiers, pendant quinze séances d’entraînement. Les comparaisons gauche/droite ne révèlent pas de différences statistiquement significatives. Pour le temps en zone cardiaque 3, par exemple, d = 0,50 mais p = 0,164 : une taille d’effet descriptive moyenne ne suffit pas à établir la différence. Bustamante-Sánchez et al., 2026
Les zones reposent ici sur une fréquence maximale prédite par l’âge. Le protocole concerne l’entraînement et non une comparaison identique en compétition. Il ne démontre pas l’équivalence des postes ni l’absence d’exigences spécifiques. Bustamante-Sánchez et al., 2026
La comparaison avec le tennis
Armstrong et ses collègues font pratiquer à douze personnes, dont cinq femmes, trois formats simulés de soixante minutes, à des jours distincts : padel, tennis simple et tennis double. Leur résumé primaire rapporte des charges cardiaques et physiques supérieures en simple, tandis que la part de temps effectif est plus élevée au padel. Les sauts diminuent après le jeu dans les trois conditions. Le texte intégral et les tableaux n’ont pas été obtenus ; aucun classement universel des sports n’est déduit de ce résumé. Armstrong et al., 2023
Ce que les essais d’entraînement permettent de conclure
Une étude de vingt-quatre hommes de haut niveau compare huit semaines, à deux séances hebdomadaires, de travail neuromusculaire intégré aux gestes de padel ou pratiqué séparément. La vitesse du smash standardisé passe de 132,95 à 156,05 km/h dans le premier groupe et de 133,43 à 145,10 km/h dans l’autre, avec une différence entre groupes rapportée par les auteurs. La description de l’affectation reste imparfaite et aucun groupe ne poursuit seulement l’entraînement habituel. Sáez de Villarreal et al., 2023
Le résultat soutient l’intérêt d’examiner l’intégration du travail physique et du geste. Il ne démontre pas un gain de précision ou de points gagnés. Les variations de sprint ne sont pas significatives : progresser dans une qualité ne garantit pas de progresser dans toutes. Sáez de Villarreal et al., 2023
Chez douze juniors masculins, un autre essai ajoute six semaines de pliométrie et de vitesse. Malgré un saut amélioré à l’intérieur du groupe entraîné, l’interaction groupe × temps pour ce saut n’est pas significative, p = 0,54. Les résultats et certaines incohérences statistiques ne permettent pas de promettre une supériorité générale du programme. Alos-Boal et al., 2025
La conséquence n’est pas de renoncer à la préparation physique. Elle est de mesurer le transfert recherché, plutôt que de considérer tout progrès à un test comme une preuve de meilleur jeu.
Lire les résultats sans dépasser leur portée
Les publications examinées décrivent des situations complémentaires. Elles ne constituent pas un suivi unique où toutes les mesures auraient été recueillies simultanément chez les mêmes personnes. Les comparaisons servent donc à préciser les questions et les limites des mesures ; elles n’isolent pas automatiquement la cause des écarts entre études.
Les observations sur la distance ne suffisent pas à prescrire une quantité de déplacement. Une progression au saut ou à un test de frappe ne prouve pas une progression en compétition. Enfin, les données de charge ne permettent pas de calculer seules un besoin alimentaire individuel.
Méthode et limites
Cette synthèse narrative rapproche des revues et des publications originales repérées par recherche ciblée, bibliographies et consultation des textes accessibles. Elle ne revendique ni sélection exhaustive, ni méta-analyse, ni collecte expérimentale nouvelle. Les résultats chiffrés gardent leur population, leur unité et leur contexte. Les travaux sur les adultes entraînés ne définissent pas les besoins de tous les pratiquants, notamment des enfants ou des personnes ayant une condition médicale particulière.
Les sources accessibles uniquement par leur résumé sont signalées dans la bibliographie. Les résultats de 2026 sont distingués des connaissances déjà réunies dans les revues antérieures. Une différence non significative n’est pas assimilée à une équivalence, et une association avec la victoire n’est pas transformée en causalité.
Le texte a été préparé avec une assistance d’intelligence artificielle. Il n’a pas fait l’objet d’une évaluation scientifique par des pairs humains.
Les sources de ce guide.
- Mellado-Arbelo O., Baiget E. (2022). Activity profile and physiological demand of padel match play: a systematic review. Kinesiology, 54(1), 51–61. Résumé et notice consultés ; conclusions générales seulement. ↗
- Bourdon P. C. et al. (2017). Monitoring Athlete Training Loads: Consensus Statement. International Journal of Sports Physiology and Performance, 12, supplément 2, S2-161–S2-170. Notice institutionnelle, résumé et extraits du dépôt auteur consultés ; PDF éditeur non accessible. ↗
- Enoka R. M., Duchateau J. (2016). Translating Fatigue to Human Performance. Medicine & Science in Sports & Exercise, 48(11), 2228–2238. ↗
- Ungureanu A. N., Lupo C., Brustio P. R. (2022). Padel Match Analysis: Notational and Time-Motion Analysis during Official Italian Sub-Elite Competitions. International Journal of Environmental Research and Public Health, 19(14), 8386. ↗
- Miralles R., Martínez-Gallego R., Guzmán J., Ramón-Llin J. (2025 ; mise en ligne en 2024). Movement patterns and player load: insights from professional padel. Biology of Sport, 42(1), 163–169. ↗
- Ascondo J., Marcos-Rivero B., Picabea J. M., Granados C., Yanci J. (2026). Evolution of physiological responses and quantification of neuromuscular fatigue during competition in male amateur padel players. International Journal of Sports Science & Coaching. Mise en ligne le 27 janvier 2026. ↗
- Jamotte A., Michel M.-F., Reid M., Beale C., Girard O. (2026). Neuromuscular Alterations of Knee Extensors During Padel Match Play. European Journal of Sport Science, e70263. Mise en ligne le 5 octobre 2026. ↗
- Guijarro-Herencia J., Mainer-Pardos E., Gadea-Uribarri H., Roso-Moliner A., Lozano D. (2023). Conditional performance factors in padel players: a mini review. Frontiers in Sports and Active Living, 5, 1284063. ↗
- Marcos-Rivero B. et al. (2026). Temporal dynamics of external load in high-level amateur padel match play. International Journal of Sports Science & Coaching. En ligne le 5 août 2026. ↗
- Miralles R. et al. (2026). Does movement efficiency differentiate performance? An analysis of competition load in elite women’s padel. Biology of Sport, 43, 1437–1445. En ligne le 20 mai 2026. ↗
- Bustamante-Sánchez Á. et al. (2026). Internal and external training load in men’s professional padel players: A positional comparison in the Premier Padel circuit. Biology of Sport, 43, 1061–1070. En ligne le 24 mars 2026. ↗
- Armstrong C., Reid M., Beale C., Girard O. (2023). A Comparison of Match Load Between Padel and Singles and Doubles Tennis. International Journal of Sports Physiology and Performance, 18(5), 512–522. Résumé primaire consulté, tableaux non obtenus ; comparaison qualitative limitée au protocole décrit. ↗
- Sáez de Villarreal E. et al. (2023). Comparison of two 8-week training interventions on the athletic performance of padel players. Kinesiology, 55(1), 38–48. ↗
- Alos-Boal S. et al. (2025). Efectos de un programa de entrenamiento combinado de fuerza en el rendimiento físico en jugadores juniors de pádel. Padel Scientific Journal, 3(2), 135–150. ↗